samedi, juin 11, 2005

Essai d'ecriture ...

Je me suis laissee entendre dire que parfois, je pouvais avoir la plume heureuse... J'ai ecrit ce bout d'essai... En toute bonne critique, vous en pensez quoi?


Ils se l'etaient promis et ils y sont. Loin des palaces et de l'effervescence du centre ville de Florence, ils ont prefere une chambre dans une villa privee, en pleine campagne de Toscane, a mi-distance entre Florence et Sienne, de facon a profiter des tresors de chacune des deux cites.
Le soleil est la; 3 jours qu'ils ont pris leurs quartiers... deja 3 jours et plus que 2 jours avant un retour sur Paris.
Leurs matinees sont occupees par les visites et autres decouvertes aux detours des ruelles des cites. Les apres-midis, trop chaudes en ces journees de debut d'ete, ils les passent a la farniente, lecture, siestes amoureuses. La chambre dispose d'un patio prive, ensoleille une bonne partie de la journee, ombrage en fin de journee au moment du petit verre de vin, frais, en accompagnement des olives si parfumees de la region ....
C'est l'heure a laquelle il aime s'asseoir, tranquille, a lire, sur le pas de la porte donnant sur ce patio. Cet apres-midi, il doit verifier certains points d'un dossier un peu complique qu'il devra traiter a son retour.
Restee nue, elle passe a ses cotes, seul un pareo a la main qu'elle pose a meme le sol, au soleil.
Il la regarde ; d'ou il est, il peut voir ses cheveux, son corps, ses jambes. Il aime l'observer ainsi. Elle aime qu'il l'observe ainsi.
C'est un moment ou chacun se retrouve, reprend ses sens, se detourne de l'autre. La distance est leur tranquillite ; l'espace leur communion.
Aujourd'hui un bain de soleil, hier c'etait une course rapide au village en bas de la cote pour respirer l'odeur des pierres. La distance qu'elle met entre eux dans ces moments est pour lui une jouissance insoupconnee ; une absence joyeuse parce qu'il la sait avec lui ; une promesse de retour ... Il ferme les yeux parfois, pour mieux la sentir, ne pas laisser echapper ce bonheur

4 Comments:

Anonymous Papillllon said...

J'en pense qu'il ne manque plus que les 249 autres pages pour faire un joli roman... Bon, peut-être suis-je un vil flatteur (suis-je un vil flatteur ?). Je ne sais pas, ça donne envie de voir comment tu développerais une histoire autour de cet instantané... C'est vrai que tu écris bien, tu sais donner une tonalité à tes notes, et dans des registres variés... Mais ça, tu dois bien le savoir, non ?

12:26 AM  
Blogger femme legende said...

l'ecriture peut tres vite s'alourdir Papillllon et entre une note et un bouquin, il y a comme tu dis 249 pages... je ne sais si ce passage pourrait etre un debut ou une fin ou une transition...
Mais c'est vrai que ca me tente...
bon on verra ... je suis parfois d'un enthousiasme debordant, puis retombant aussitot...

12:21 PM  
Anonymous Lea N. said...

A mon sens et vu la structure du texte, je le qualifierais plus de Nouvelle que d'Essai.

Ce qu'il y a de bien dans la nouvelle, c'est que la longueur compte peu. Seule la chute deviens importante. Donc fin ou suite du texte est à (re)travailler.

Dans l'ensemble c'est assez correct.

7:48 AM  
Anonymous george said...

je viens de lire ton texte sur Florence. Pour y être allée, comme toi, à Fiesole, dominant Florence, je m'y suis retrouvée avec ton écriture gracieuse. On voudrait continuer...c'est tout dire!


Artichaut ne prend pas de D

7:06 PM  

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