jeudi, avril 14, 2005

La vie vous attache...

... à des choses matérielles, inutiles et mortes.

La seule raison valable de vivre est la relation à l'autre, quel qu'il soit. Votre voisin, votre ami, votre amant, votre ennemi, vos enfants. C'est tout.

Le reste, ce n'est rien. Vous restez parce que vous aimez ; vous partez parce que vous n'aimez plus ou parce que vous en aimez un autre.
Votre action ne concerne que vous. Ses conséquences concernent l'autre.

Je reste parce que j'aime mon fils ; je pars parce que je n'aime plus mon mari. Pas assez pour vivre cette vie-ci.
Je ne pars pas parce que j'aime ailleurs... car ma relation à l'autre n'est ou ne peut pas être réciproque. J'aime, je suis aimée des deux côtés je pense. Différemment.
Je ne souhaite pas lier les deux relations. Pour faire vivre l'une, je devrais alors faire mourir l'autre... en tout cas aujourd'hui. La première est une relation de vie, obligatoire et non négociable (l'équilibre de mon fils est en jeu), la seconde est une relation d'être, fragile et puissante (douceur et omniprésence, impossible et voulue).

Si je pars parce que j'aime ailleurs, je suis obligée de casser la seconde, autrement dit la relation que j'aime aujourd'hui. Ce qui est absurde, impossible et inutile. Alors je pars parce que je n'aime plus ici. Pour ce qui est d'aimer ailleurs, cela reste mon ange, ma douceur, mon infini.. mon impossible façon d'aimer.

5 Comments:

Anonymous jid said...

Surtout ne pas oublier que l'équilibre de ton fils passe par la non-haine de son père.
Désolé d'insister alors que justement tu dis bien qu'il y a de l'amour mais que la vie en commun est impossible mais - mon expérience d'enfant divorcé me le fait croire - un enfant de moins de 15 ans ne comprend pas que ses parents puissent dire du mal l'un de l'autre.

8:53 PM  
Anonymous Papillllon said...

Je crois que je vais me relire cette note au moins 25 fois, jusqu'à la connaître par cœur...

9:14 PM  
Blogger femme legende said...

> Papillllon , Il m'a surtout dit que s'y reflete une grande detresse ... il ne faut pas dramatiser non plus ...

> Jid , merci pour ce temoignage. c'est vrai que je suis tres inquiete de sa perception de la separation...

12:34 AM  
Blogger julie70 said...

Note très complexe et belle, plusieurs idées abordées. Mais une seule observation de moi : nous ne vivons pas, après moi, par ou pour les autres. Nous sommes. Nous existons. D'abord, puis, vient le contact, oui, très important tout autour. Mais n'oublier pas, toujours après moi, ce "moi" qui vie, qui a des besoins, qui peut les satisfaire, même en contact d'un auteur venant d'une livre, d'une fleur, d'un beau ciel...

4:04 PM  
Anonymous Anonyme said...

Petit Papillllon si fragile et déstabilisé.
Prend soin de toi, prend du recul par rapport à cette situation.
Une rupture est un évènement dans une vie difficile à gérer même lorsqu'il est attendu.

4:16 PM  

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